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A quelques jours de la Tabaski, dans les rues de Conakry, l’ambiance se faisait déjà sentir : le marché de madina est bondé, places et terrains vagues envahis par les béliers et moutons dans les grands marchés des cinq communes de la capital, et les tailleurs sont débordés par le travail… C’est la ‘fête du mouton’ qui se prépare ! Les familles, résidant à en Guinée précisement à conakry , tentent de s’organiser à l’avance, comme de nombreuses familles : confection de nouveaux habits, achats de nourriture et de boissons sucrées, nouvelles coiffures.

Les origines de la Tabaski La Tabaski, la grande réunion des familles autour du mouton

Fêtée deux mois et dix jours après la fête du Ramadan, la Tabaski, littéralement “fête du mouton”, est célébrée chaque année par tous les fidèles musulmans. Appelée Aïd el-Kebir chez les Arabes, cette fête religieuse rappelle la soumission d’Ibrahim à Dieu, lorsque celui-ci lui demande de sacrifier son fils, Ismaël. Ibrahim accepte cet impératif divin mais, au dernier moment, l’archange Gabriel apparaît et lui envoie un mouton qu’il sacrifie à la place de son fils. Pour perpétuer cet acte, chaque musulman doit tuer un mouton le jour de la fête, après la prière et une fois que l’imam a sacrifié le sien. Une fois égorgé d’un couteau tranchant, le mouton (cela peut être une chèvre, voire une vache) doit être divisé en trois parties : la première pour la consommation du jour, la deuxième pour ceux qui n’ont rien et la dernière pour le lendemain ou les jours qui suivent. Aucune partie ne doit être gaspillée et tout doit être consommé ou offert. La fête peut durer jusqu’à trois jours, enfin, si l‘on ne peut pas la prolonger au-delà. Et au Sénégal, l‘avant-fête et l‘après-fête, ça dure…